Samedi 11 Mars 2006

L'ancien joueur de hockey Bernard Geoffrion est décédé ce matin à Atlanta. «Boom Boom», tel qu'on l'avait surnommé, a succombé à un cancer de l'estomac à 75 ans.

«Il est décédé dans la paix, il était vraiment tranquille», a indiqué sa fille Linda Monahan en entrevue sur les ondes de la chaîne LCN.
«Le cancer a été très vite, a-t-elle poursuivi. Il s'est écoulé seulement deux semaines depuis l'opération [où on devait lui enlever une tumeur à l'estomac]. Au début de la semaine, il marchait.»

Un hommage doit être rendu à l'ancien joueur ce soir, au Centre Bell, alors que sera retiré le chandail numéro 5, qu'il a porté pendant 14 saisons avec les Glorieux. L'ancien Canadien devait à l'origine être présent, mais ses fils avaient annoncé hier qu'il ne pourrait participer à la cérémonie en raison de son état de santé.

«Ce sera un événement pour célébrer sa vie et non la fin de sa vie», a tenu à dire Mme Monahan. Quelques heures avant sa mort, Bernard Geoffrion avait demandé à ses fils et à sa fille de le représenter au Centre Bell pour la cérémonie.

Le no 5 sera le neuvième chandail retiré par le Canadien. Les autres sont le no 1 (Jacques Plante), le no 2 (Doug Harvey), le no 4 (Jean Béliveau), le no 7 (Howie Morenz), le no 9 (Maurice Richard), le no 10 (Guy Lafleur) et le no 16 (Henri Richard).

Bernard Geoffrion est devenu le premier joueur à marquer 50 buts dans une saison après Maurice Richard tout en remportant le trophée Art Ross à deux reprises. Il a remporté six coupes Stanley.

En 883 matchs de saison régulière, l'ailier droit a marqué 393 buts. Cet instigateur du lancer frappé a également évolué avec les Rangers de New York. Il a par ailleurs été brièvement entraîneur du Canadien en 1980.

QUELQUES LIENS...

http://www.rds.ca/canadien/chroniques/199989.html
http://www.cyberpresse.ca/article/20060311/CPFRONTPAGE/60311013/0/FRONTPAGE
http://www2.canoe.com/sports/nouvelles/archives/2006/03/20060311-105900.html
http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/384.html
http://www2.canoe.com/sports/nouvelles/archives/2006/03/20060311-091000.html

TEXTE DE BERTRAND RAYMOND

(Le Journal de Montréal)

Bertrand Raymond
C'est d'une telle tristesse...
Le Journal de Montréal
11/03/2006 09h10   

Il y a des athlètes prestigieux qui rêvent de voir leur chandail retiré à jamais, mais qui n'en parlent pas. Cantonnés dans leurs terres, ils attendent, parfois vainement, qu'on tire leur numéro.


Bernard Geoffrion n'était pas de ceux-là. Lui, il n'en faisait pas une cachette. Il souhaitait que ça lui arrive. Il le disait ouvertement. C'était un honneur qu'il croyait mériter.


De grands joueurs de son époque, des coéquipiers avec qui il avait fait la guerre, Maurice et Henri Richard, Jacques Plante, Doug Harvey et Jean Béliveau, avaient eu droit à ce geste d'une reconnaissance éternelle. Le seul autre ailier droit à lui avoir été supérieur, Guy Lafleur, avait reçu cet honneur, lui aussi.


Le retrait de son célèbre numéro 5 était le dernier rêve sportif qui lui restait. Il a plusieurs fois imaginé une cérémonie comme celle qui se déroulera sans lui, ce soir. Il l'a si longtemps attendue.


Il ne comprenait pas très bien pourquoi on le faisait languir de cette façon. Peut-être a-t-il cru par moments qu'on ne l'appellerait jamais.


Il a finalement été appelé. Il s'en est profondément réjoui. Il était heureux comme un enfant. Son chandail allait enfin côtoyer celui de son beau-père, Howie Morenz.


Qui a oublié ses pitreries de l'automne dernier quand on a présenté aux médias les trois athlètes honorés de la même façon cette saison, Dickie Moore, Yvan Cournoyer et lui?


Il s'est chargé de la portion spectacle, comme il le faisait à ses meilleurs jours. Il a déridé tout le monde. Le propriétaire George Gillett, qui le connaissait peu, a été étonné que ce point de presse, qui se voulait un brin solennel, soit subitement devenu un peu fou grâce à lui.


Avec le Boomer, on ne savait jamais quand ça commençait et quand ça s'arrêtait. On ne savait jamais trop dans quelle direction il s'en allait. On s'en fichait un peu. C'était drôle.


Le Boomer a mal


Ce soir, on aurait aimé rire de nouveau. On aurait aimé que Geoffrion nous entraîne, avec l'exubérance et l'énergie de ses 75 ans, dans une autre de ses douces folies.


Mais le Boom ne rit plus. Le Boom a mal. Très mal. Il ne verra même pas à la télévision l'hommage qui lui sera rendu. Il n'entendra pas les 21 000 spectateurs lui accorder la dernière ovation de sa vie.


Le hasard a voulu qu'il soit absent précisément le jour qu'on a choisi pour clore une carrière pas tout à fait comme les autres.


Malheureusement pour lui, on a trop attendu. Pourquoi? Peut-être s'est-il lui-même posé la question des centaines de fois.


Geoffrion a disputé son dernier match dans ce chandail qu'il a tant aimé, il y a 42 ans. Le Canadien n'a retiré que trois dossards au cours des 21 dernières années.


Avant la saison en cours, le dernier événement du genre était survenu il y a 11 ans, quand le numéro 1 de Jacques Plante a été hissé dans les hauteurs du vieux Forum.


Ça reste une décision d'organisation. Elle revient habituellement au président, après consultation avec son directeur général.


Qu'est-ce qui a empêché Ronald Corey, un président qui a fait beaucoup pour que les anciens reprennent leur place dans la famille, de retirer deux ou trois chandails de plus durant son règne?


Pourquoi a-t-il fallu qu'on attende la planification des fêtes du 100e anniversaire de l'équipe pour que l'administration actuelle se décide enfin à réparer certaines injustices?


On n'a jamais eu de réponse à cette question. C'était une patate chaude à laquelle personne ne voulait toucher.


La seule explication logique, c'est qu'on craignait, en honorant certains grands du passé, de froisser d'autres grands qui n'auraient jamais eu droit au même privilège.


En somme, il aurait fallu que quelqu'un mette ses culottes.


Trop tard pour les regrets


Passons. Il est trop tard pour avoir des regrets. Pour le héros de la fête, il est trop tard. Point.


Durant la rencontre médiatique imprégnée de dignité et de respect, généreusement offerte par ses fils Robert et Danny hier après-midi, l'ex-premier choix au repêchage du Canadien et des Nordiques a laissé tomber une remarque lourde de tristesse.


«Je ne pense pas que mon père puisse voir cela à la télévision, mais si ça se passe bien, peut-être qu'on pourra lui apporter une cassette», a dit Danny.


Quarante-deux ans. Ça fait 42 ans qu'il a quitté le vestiaire du Canadien et si Dieu accepte de prolonger sa vie de quelques heures, voire de quelques jours, c'est par le biais d'une simple cassette qu'il sera témoin de sa propre fête. C'est d'une telle tristesse.


Ses fils auraient souhaité pouvoir veiller sur leur père dans les derniers instants de sa vie, mais le Boomer a toujours fait les choses à sa manière. Il a leur exprimé un souhait qui a pris la forme d'un ordre. C'était près de son chandail numéro 5 qu'il voulait les voir.


Robert va s'adresser à la foule en anglais. Danny va répéter le même boniment en français


D'anciens coéquipiers, Phil Goyette, Dollard Saint-Laurent, Jean-Guy Talbot, Dickie Moore, Henri Richard, André Pronovost, Marcel Bonin et le doyen Émile Bouchard, si sa santé le lui permet, occuperont une partie du tapis rouge.


Quand on les a invités, ils projetaient de passer une soirée amusante en compagnie de leur vieux chum. Ils imaginaient déjà le Boomer prenant charge de sa propre soirée et déridant la foule.


Quand il était venu partager l'hommage réservé à Moore et à Cournoyer l'automne dernier, à la blague, il avait menacé la direction du Canadien.


«Si on ne défraie pas les dépenses des membres de ma famille, je ne reviendrai pas en mars», avait-il dit.


Tu parles. Geoffrion aurait marché d'Atlanta jusqu'à Montréal sur les coudes pour pouvoir être là. Rien, absolument rien, ne l'aurait retenu chez lui.


Il avait tout planifié au cours des derniers mois. Marlene, sa précieuse alliée des 54 dernières années, entrerait fièrement avec lui dans le Centre Bell. Ses enfants, ses petits-enfants de même que ses frères et soeurs seraient tous là, à ses côtés.


Il avait tout planifié, sauf ce cancer qui s'apprête à avoir le dernier mot.


Peut-être qu'on pourra lui apporter une cassette...

http://www2.canoe.com/sports/nouvelles/archives/2006/03/20060311-091000.html

photos
http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/gallery?Avis=CP&Dato=20060310&Kategori=CPSPORTS01&Lopenr=310003&Ref=PH

 

 

---


   archives
Transactions 2006
Transactions 2006

Liste des transactions dans la LNH


 Changement de garde chez le Canadien

Changement de garde chez le Canadien

Bob Gainey remplace Claude Julien 


 Armée Rouge vs Canadien: 30 ans déjà!

Armée Rouge vs Canadien: 30 ans déjà!

La rencontre qui a opposé l’Armée rouge de l’Union soviétique au Canadien de Montréal, le 31 décembre 1975.


SALAIRE

DES JOUEURS 


(250 meneurs a vie)

BUTS

AIDES

POINTS

PUNITIONS


.................

BOSTON BRUINS 
BUFFALO
SABRES 
CALGARY
FLAMES 
CAROLINA
HURRICANES 
CHICAGO
BLACKHAWKS 
COLORADO
AVALANCHE 
DALLAS
STARS 
DETROIT RED
WINGS 
FLORIDA
PANTHERS 
LOS ANGELES
KINGS 
ANAHEIM MIGHTY
DUCKS 
NASHVILLE
PREDATORS 
NEW JERSEY
DEVILS 
NEW YORK
ISLANDERS 
NEW YORK
RANGERS 
OTTAWA
SENATORS 
PHILADELPHIA
FLYERS 
PHOENIX
COYOTES 
PITTSBURGH
PENGUINS 
ST.LOUIS
BLUES 
SAN JOSE
SHARKS 
TAMPA BAY
LIGHTNING 
TORONTO MAPLE
LEAFS 
 VANCOUVER
CANUCKS 
WASHINGTON
CAPITALS 

MONTREAL CANADIENS

EDMONTON OILERS

 

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Image aléatoire

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus